Les 17 objectifs de développement durable du Swiss Triple Impact

Sensibles à notre impact environnemental et sociétal, nous étions à la recherche d’un moyen de nous stimuler en ce sens. Et on se demandait si une certification pourrait nous aider. Nous partageons ici avec vous nos premiers pas dans cette aventure… avec nos doutes et nos succès!

Notre première rencontre avec STI (et les ODD)

L’acronyme STI est apparu pour la première fois lors d’une discussion entre notre directeur et le fondateur de B Lab, Jonathan Normand, à propos de B Corp.

“Et si ta société se lançait dans l’aventure STI?”

Euh, encore fallait-il comprendre de quoi il s’agissait…

STI, pour Swiss Triple Impact

Sur le site STI, nous avons rapidement découvert que c’était un programme basé sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) dans le cadre de l’Agenda 2030 de la Suisse. En clair, la Confédération s’étant engagée à mieux respecter les ODD, elle passe à l’action en accompagnant des entreprises. Entre autres.

Les 17 objectifs de développement durable

Le leitmotiv du STI résume bien la situation: “Face aux défis du 21e siècle, il est primordial pour les entreprises de garantir un avenir prospère, en minimisant leur impact sur la planète et en créant de la valeur pour leurs client.e.s, employé.e.s ainsi que pour la société”.

Ils ont ainsi créé un “programme simple en trois étapes pour permettre aux entreprises de s’adapter aux défis futurs et d’accélérer la transformation de l’économie suisse vers un écosystème résilient.”

Beau, non?

Le concept semble excellent!

Au premier abord, ça nous a bien parlé.

Depuis longtemps, on est attentif aux aspects environnementaux et aux conditions de travail de nos collègues. On fait déjà un certain nombre de choses et on en ajoute petit à petit. Nous avons d’ailleurs dans notre organisation un rôle RSE (responsabilité sociétale des entreprises) porté par Jody Lognoul et Frédéric Gaiani. Le but de ce rôle est de “faire le bien”. Tout simplement 😉

Tous deux aimeraient pouvoir y passer plus de temps et en faire plus bien sûr. Mais ils sont bien occupés par plein de beaux projets et d’autres priorités. Comme souvent, les bonnes intentions sont là, mais on manque de temps. Et pour être honnête, on était un peu freiné par le fait qu’on ne savait pas vraiment par où commencer nos efforts.

Finalement, on est une PME, pas une multinationale, qui aurait des moyens plus importants que les nôtres, pour dédier des gens à ce projet.

Mais bon, ne soyons pas défaitistes, on se dit que si on veut vraiment, on devrait pouvoir faire quelque chose à notre échelle.

STI est-il vraiment applicable dans notre boîte?

Posons le cadre. Nous sommes une équipe d’une trentaine de personnes, tous basés à Lausanne (ou dans notre salon quand nous télétravaillons!). Nous développons et distribuons des super applications métiers, en particulier tipee.ch, notre solution de gestion du temps de travail et portail RH.

Les références trouvées sur le site STI semblent confirmer que ni la taille ni le domaine d’activité ne semblent être un frein à une certification STI. Tant mieux.

Restait la question de nos disponibilités. Avant de se lancer, il fallait qu’on se fasse une idée du temps qu’il nous faudrait investir.

(et qu’on comprenne combien tout cela allait nous coûter!)

OK, alors comment faire pour se lancer?

C’est là que B Lab Switzerland nous a bien aidé. En deux mots, B Lab est une organisation suisse qui stimule et accompagne les entreprises vers un monde meilleur (c’est pas rien!), avec des certifications comme STI. Et aussi B Corp, mais ça, c’est une autre histoire.

On n’est pas les premiers à se poser des questions sur la meilleure manière de démarrer ce fameux STI. Malins, ils proposent un webinaire d’introduction gratuit qui permet de se faire une idée en une heure sur le but et les mécanismes, sur ce qui est attendu et ce que ça coûte.

Première bonne surprise, nous avons découvert que tout ça était finalement plus raisonnable que nous ne l’imaginions.

  • Premier élément, on peut avancer à notre rythme. C’est cool, car ça permet de ne pas tout chambouler. Mais c’est aussi un risque car, happés par le daily business, on pourrait traîner et se lasser. Mais comme on est convaincus sur le fond, ça ne devrait pas arriver…
  • Ensuite, le temps à investir dépend de jusqu’où on veut aller. Tout révolutionner demanderait un effort considérable. Dans notre cas, on a l’intention d’avancer pas à pas, en améliorant rapidement ce qui peut l’être et en ajoutant de nouvelles actions. Encore faudra-t-il trouver parmi tous ces ODD des idées de choses concrètes à faire.
  • Enfin les coûts sont acceptables car adaptés à la taille de l’entreprise (dans notre cas, cela représente un coût unique d’un peu plus de CHF 1’000 🙂

A ce stade, même si on commençait à sortir un peu du brouillard, plein de choses devaient encore être clarifiées. Mais on avait à fond envie d’y aller. On s’est donc inscrit!

Allez, on y va!

Enfin dans le concret!

Première étape, on a rempli le SDG Action Manager (encore une nouvelle abréviation!)

SDG Action Manager
Le SDG (pour Sustainable Development Goals) est un formulaire en ligne, avec 26 questions couvrant des domaines divers tels que domaine d’activité, nombre d’employés, conditions de travail, environnement, etc.

Une fois le formulaire rempli, on était au taquet:

“OK, y a 17 ODD, on commence par lequel?”
“Vaut-il mieux qu’on se concentre sur un ODD ou tous en même temps?”
“J’aime bien le 14, mais peut-on vraiment faire quelque chose de concret dans ce domaine?”
“Attends, finalement, devrait-on prendre ceux qui nous parlent ou ceux sur lesquels nous pouvons le plus agir?”

Bref, plus on avançait, plus ça devenait flou…

Pas de panique, on a trié les ODD par ordre de priorité et on s’est inscrit au webinaire suivant : “priorisation des ODD”, en espérant que ça nous aiderait à clarifier tout ça.

Sélection des ODD par Gammadia
A noter que chaque région a une plateforme, avec ses B Leaders, des coaches qui organisent ces ateliers et qui peuvent nous aider si nécessaire. Dans notre cas, c’est Elisabeth Pfund qui chapeaute les activités STI pour le canton de Vaud et Genève, et qui nous aide particulièrement bien dans ce processus.

L’avantage de ce côté régional est qu’on se retrouve dans ces webinaires avec d’autres sociétés du coin, actives dans des domaines d’activités différents mais qui ont les mêmes préoccupations que nous. Et avec qui nous aurons certainement des échanges dans le futur. Par exemple, suite à ce séminaire, nous avons rencontré Yves Portenier de l’agence Twist à Nyon avec qui nous avons eu des discussions intéressantes sur B Corp et STI.

Découvrez ici tous les participants STI par région. Nous sommes rudement fiers de faire partie des 12 premiers participants STI du canton de Vaud !

Les 12 participants STI du canton de Vaud

Ça y est, on tient nos 3 premiers ODD

Revenons à cet atelier de priorisation. Celui-ci nous a permis de mieux comprendre ce que signifiait chaque ODD. Et de sélectionner ceux sur lesquels nous concentrer en premier lieu.

Ça ne veut pas dire que la sélection a été facile. Entre ceux qui nous plaisaient et ceux qui semblaient pertinents, on était pas toujours tous alignés. Mais petit à petit, trois ODD revenaient régulièrement en avant:

 

ODD 4 une éducation de qualité

Que peut faire notre entreprise pour contribuer à une éducation de qualité, notamment en proposant des formations professionnelles et en assurant un accès à des opportunités éducatives?

 

STI ODD 7 une énergie propre et d'une coût abordable

Quelles mesures peut prendre notre entreprise dans le sens d’une énergie propre et abordable, en utilisant par exemple une énergie renouvelable à faible impact ou en améliorant son efficacité énergétique?

 

STI ODD 12 une consommation et production responsables

Comment notre entreprise peut-elle soutenir une consommation et une production responsables, notamment en adoptant des principes d’économie circulaire et en évaluant l’impact du fournisseur sur la consommation des ressources.

 
 

Et maintenant?

Au moment où nous écrivons cet article, nous avons donc sélectionné les trois ODD sur lesquels nous concentrer. C’est bien car notre focus est plus clair. Et maintenant il faut agir!

La prochaine étape sera de suivre trois ateliers d’implémentation, un pour chacun de ces ODD. Cela devrait nous permettre de découvrir plus en détail ce que chaque ODD couvre. Et déterminer ce que nous pouvons faire concrètement dans ce domaine, en créant un plan d’action pour changer nos habitudes et notre manière de faire. Et définir ainsi les prochaines étapes.

Et ensuite?

Une fois le plan d’action défini, nous pourrons passer aux actions concrètes. La première chose sera de présenter cela aux équipes, pour les faire participer à la mise en place. Ils auront à coup sûr des idées intéressantes pour mettre tout cela en application.

Vous vous demandez peut-être pourquoi nous n’avons pas inclus les équipes dès le début du processus. On y a pensé, mais c’était beaucoup trop vague, on a eu peur de les perdre en route. On a préféré débroussailler d’abord et les impliquer ensuite, lorsqu’on passerait au concret, en leur laissant alors l’occasion de participer, de challenger et d’apporter des idées supplémentaires. Certaines idées pourront être implémentées en même temps; d’autres seront listées, pour plus tard.

Car c’est un mouvement que nous enclenchons aujourd’hui. On n’a pas la prétention de vouloir tout faire d’un coup. Tout ça n’a de valeur que si on arrive à l’intégrer dans notre mode de pensée, pour qu’il vive sur la durée et que chacun y participe.

Ainsi les équipes sont informées du processus et du but général, mais pas encore des détails. Cette courte présentation a confirmé que tout le monde était très intéressé et enthousiaste sur le principe. Néanmoins, on imagine qu’on devra compter avec une certaine résistance de certains lorsqu’il faudra changer nos habitudes, quand certaines choses ne seront plus possibles ou que d’autres seront plus compliquées. Même si c’est pour le bien commun, cela demandera un effort personnel. Et on sait que ce genre de changements ne sont pas faciles à accepter. Surtout que, dans ce domaine, ce sont ‘les gouttes d’eau qui font les grandes rivières’; c’est donc parfois difficile d’accepter de faire un effort si on a l’impression que ça ne sert (presque) à rien.

Nous sommes conscients qu’il faudra qu’on prenne le temps de faire comprendre le sens de la démarche générale, et surtout le pourquoi de chaque décision.

Conclusion

La conclusion, c’est que c’est bien trop tôt pour tirer des conclusions.

Mais si le sujet vous intéresse, restez connecté! Nous avons prévu de continuer à partager en toute transparence nos avancées dans cette aventure!

Fred, Jody et Jean-Marc

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